| De l’extérieur, deux maisons ordinaires. Mais mieux vaut ne pas se fier aux apparences. Ces deux habitations, de 110 m2 chacune, parfaitement identiques, abritent en fait un centre recherche thermique, équipé de nombreux systèmes de chauffage, de ventilation et de production d’eau chaude. Caroline Joulin, ingénieur du groupe Atlantic, nous détaille le dispositif. Dans la première maison, baptisée Castor, le centre teste la configuration qu’on trouve habituellement dans les maisons individuelles : chauffage en rayonnant électrique avec une ventilation simple flux et une production d’eau chaude électrique. A l’inverse, Pollux permet de tester des solutions plus évoluées du type pompe à chaleur, double flux, puits canadien.
Castor et Pollux, dotés de plus de 300 capteurs et instruments de mesure, ne sont pas habités mais une série de paramètres gérés automatiquement simule l’activité humaine : films chauffants et humidificateurs reproduisent la chaleur et la vapeur d’eau dégagés par l’être humain, des manœuvres à distance telle que l’ouverture des volets, l’éclairage, l’utilisation de l’eau et de la ventilation en marche forcée simulent la présence d’habitants. Pour chaque élément installé, Castor et Pollux calculent la consommation énergétique ainsi que les émissions de CO2. Afin de prendre en compte les exigences de confort, le centre effectue également des mesures de la température à différents points, au niveau des pieds, du corps et de la tête. Les chercheurs espèrent ainsi pouvoir déterminer les meilleures combinaisons possibles entre les équipements de chauffage, les systèmes de ventilation, de production d’eau chaude et la gestion d’énergie. L’initiative revient entièrement à Atlantic mais le groupe, soucieux de faire progresser l’industrie du génie climatique, compte bien rendre accessible au plus grand nombre les résultats prochains de ces essais. |